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Petite histoire de la carte postale

Archingeay

Cette carte postale est un morceau d’histoire attachant de notre cher village. Qu’elle fleure bon la nostalgie ! Pour la petite histoire, je l’ai dénichée lors d’une brocante à Archingeay.  Divisée en 4 parties, on y retrouve les monuments emblématiques de notre village : la rue principale, l’école, le Château, l’Église.

Même si les monuments ont guère changé, on peut s’apercevoir de quelques particularités notables. La rue Raymond Joubert est bordée de commerces. On y voit la devanture d’un bar et d’un garage. Une silhouette inquiétante d’un ou d’une Arcantoise qui se tient sur la place de l’Église. Pris en plein labeur par le photographe de l’époque, le personnage a déposé son outil dont on voit le manche. On remarque que la place n’est pas goudronnée. Les espaces verts sont biens présents ; pelouse et arbres. Le monuments aux morts est bien là.

Petite histoire de la carte postale – un destin lié aux guerres.

Si l’Angleterre est en 1840 le berceau du timbre-poste, l’Autriche est bien celui du principe de la carte postale : un carton de forme rectangulaire et à poids constant préimprimé des deux côtés, avec un espace réservé au message et un espace réservé à l’adresse et au timbre au revers.

En 1870, dans le cadre de la Guerre franco-prussienne, la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer émet une carte pour permettre la communication interne entre les comités locaux de cette société.

Jusqu’en 1875,  la carte postale reste un monopole de l’administration des Postes, mais les commerçants s’en saisissent en y imprimant des publicités au dos. C’est le cas pour la Belle Jardinière à Paris dès 1873.

Elle va connaître un âge d’or, jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. À cette époque, les journaux ne comportent pas de photographies. La carte postale peut être utilisée comme un nouveau média : une espèce de télévision avant l’heure. Des éditeurs vont fixer, pour la postérité, les événements marquants, les scènes typiques de la vie quotidienne, de la vie politique, etc. Des hôtels, cafés, restaurants, des commerces en tous genres, utilisent la carte postale comme moyen publicitaire : le propriétaire pose avec ses employés et sa famille, devant la vitrine. 

Malgré une période de disgrâce, elle continuera à garder les faveurs du public.

Les cartes postales – du plumier à l’air de l’e-mail et du texto.

330.000.000  par an. C’est le nombre de cartes postales envoyées chaque année en France. Cela représente en moyenne 904 000 cartes postales par jour ou 10,4 cartes postales par seconde (compteur). Les Français envoient 7 cartes postales par an en moyenne contre 54 pour les Britanniques et 40 aux Etats-Unis ou 42 aux Pays-Bas. On pourrait penser que les e-mail et les textos auraient rebattu les cartes mais il n’en est rien. Que ce soit pour les vacances, les fêtes de fin d’années, ou même pour conserver un souvenir de voyage, on aime les cartes postales. Son prix est faible ; comptez environ 0,40 € pour une carte postale et environ 2,50 € pour une carte de fin d’année. Reste plus qu’à trouver l’inspiration au moment de la rédaction.

Évaluer la période de publication d’une carte postale.

En observant simplement votre carte postale, vous pouvez avoir certaines informations importantes sur son époque :

● Une carte postale au dos divisé date à coup sûr d’après 1906. En effet, jusqu’en 1906, la carte postale était indivisible.

● Une carte postale avec une bordure blanche date très probablement de la période entre 1915 et 1930, car elles étaient imprimées ainsi pour économiser de l’encre.

● Une carte postale avec un aspect lin date sans doute des années 1930 à 1950.

Avez-vous un trésor dans le grenier ?

45370,70$. C’est le montant de la carte postale la plus chère du monde. Il s’agit cependant de la carte postale considérée comme la plus ancienne au monde, envoyée par l’écrivain Theodore Hook à personne d’autre que lui-même en 1840.

Même si une collection de cartes postales ne peut avoir la vocation de devenir un placement financier, certaines d’entre elles ne sont donc pas dépourvues de valeur. Une raison supplémentaire de chiner ses trésors d’histoire.


Auteur : Baptiste ZUBOWICZ

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