On the road again !

Archingeay

La doyenne des cartes postales

Cette carte postale est la plus ancienne jamais prise de notre village. Sans pouvoir la dater exactement, elle aurait été prise vers 1900. On reconnaît facilement les maisons de la rue principale malgré les années.

On voit en arrière plan, notre cher clocher. Au fond, 2 chevaux tractent une carriole. La rue Raymond Joubert a quelque peu changée. La rue n’est pas goudronnée. Les accotements ne comportent aucun trottoir. Le système d’évacuation des eaux se résume par une rigole.

La verdure est bien présente à gauche. On reconnaît, l’édifice de notre actuel musée. La route reste l’élément central de ce cliché.

La route : intimement liée à l’évolution humaine

L’histoire des routes couvre une période qui commence avec la sédentarisation de l’homme, il y a 10 000 ans, jusqu’à nos jours. Les premières voies de transports de l’Histoire se résument à de simples sentiers,  qui sont la forme la plus primitive de route. En effet, la création d’une piste ne demande aucune connaissance technique, puisque celle-ci se forme de façon naturelle, et ne nécessite aucun entretien.  

Les premiers convois de marchandises étaient transportés par des chevaux, des bœufs ou même des humains, qui se déplaçaient sur des chemins de terre.

De la roue à la route

L’invention de la roue date de 4.000 ans avant J.-C,  dans le bassin mésopotamien. On suppose que les premières roues furent utilisées pour la poterie, avant même de servir pour le transport. Les roues furent fixées sur des essieux en bois qui devaient être graissés régulièrement avec des graisses animales ou végétales . Les premiers chariots n’avaient que deux roues. Ils semblent avoir été inventés vers 3000 av. J.-C., en Mésopotamie. Ils étaient tirés par des animaux.

Via Strata (voie romaine)

Avec l’avènement de Rome, au Ier siècle, le besoin de routes rapides et fonctionnelles se fit sentir. L’emprise de Rome s’étend sur un territoire immense qui s’étire de la Bretagne jusqu’en Égypte. Ainsi les légions romaines devaient pouvoir se déplacer rapidement sur de longues distances. Autre raison du développement des voies romaines : le commerce qui nécessitait un excellent réseau routier. 
La grande originalité de ces voies est la signalisation routière. En effet, le réseau romain bénéficie d’une signalisation très moderne. Des bornes kilométriques, dites bornes militaires, jalonnent les routes, indiquant aux voyageurs les distances et les directions.

Les techniques modernes

Les premières routes modernes furent inventées par l’ingénieur écossais John Mac Adam (1756-1836). Il a développé un matériau peu coûteux constitué de terre et de graviers agglomérés, connu sous le nom de… macadam. Il propose de créer des routes avec trois couches de pierres, les deux premières étant constituées de granulats cassés à la main, sur une profondeur de 20 cm et la troisième de granulats plus petits, sur une épaisseur de 5 cm. Chaque couche était rendue compacte par le passage d’un rouleau compresseur, ce qui fixait la couche et supprimait tout risque de glissement. Les routes de McAdam se révélèrent très solides.

Automobile et bitume

L’emploi du bitume s’est accru avec le développement de l’automobile. L’utilisation du bitume, naturellement collant, a permis de régler le problème de la poussière engendrée par la circulation sur le macadam. Progressivement, grâce à leurs caractéristiques de résistance, d’imperméabilité, et de facilité de mise en œuvre, des revêtements bitumineux ont recouvert pratiquement toutes les routes. En 1852, le chimiste belge Edmund J. Desmedt réalise, aux abords de Perpignan, la première chaussée revêtue d’asphalte naturel.  Née en Europe, l’industrie du bitume connaît alors son premier essor aux États-Unis ; elle revient massivement sur le Vieux Continent après la Seconde Guerre mondiale, pour remplacer le goudron.

Un réseau routier dense

Il est constitué de voies communales pour 700 000 km, de routes départementales pour 380 000 km, et de 20 000 km de routes nationales et d’autoroutes. 

Notre commune fait partie de ce réseau qui nous permet de nous déplacer facilement. L’entretien des voies communales est de la compétence des communes qui veille à son entretien.

Auteur : Baptiste ZUBOWICZ

Haut de page
Copier le lien